Carat color cut clarity

Exposition Collective
Avril - juin 2026

Oles Tsura, Erik Lijzenga, Julia Obermaier, Natascha Frechen, Terhi Tolvanen, Ambroise Degenève, Stefanie Verhoef, Pei Wu, Anna Ariu, Julia maria Künnap

Précieuse ou fine, brute ou reconstituée, chaque pierre porte une histoire – du galet velouté des vacances au signe scintillant de l’engagement. Souvenir, sentiment, sensualité, symbole. Ou carat, color, cut, clarity (les 4 C étalon de la pureté du diamant). Mais les lectures s’entrechoquent. Le cadre ici se déplace, voire vole en éclats. La nouvelle exposition d’Hectare Galerie libère la pierre, plurielle, des hiérarchies qui l’enserrent, pour faire place au dialogue de la matière et de la manière, par dix artistes d’horizons divers.

AFFICHE_CCCC studio des formes
Vitrine Carat color cut clarity
Vitrine Carat color cut clarity
Boucles Stefanie Verhoef Carat color cut clarity
Vitrine Carat color cut clarity
Vitrine Carat color cut clarity
Vitrine Carat color cut clarity
Vitrine Carat color cut clarity
Vitrine Carat color cut clarity
Vitrine Carat color cut clarity
Erik Lijzenga pendentif quarts carat color cut clarity
Vitrine Carat color cut clarity
Ambroise Degenève, Erik Lijzenga, Lou Sautreau, Manon Cousigné, Natacha Freschen, Stefan Tulepo
STORY_CCCC Studio des formes
STORY_CCCC Studio des formes

Erik Lijzenga analyse et refaçonne des objets usuels, leur offrant une nouvelle densité. Avec ses sucettes de pierre et de bois, leurres séduisants, Oles Tsura titille la mémoire dans un geste ludique. Aux souvenirs d’enfance, les bagues cœur d’Anna Ariu associent la charge énergétique des pierres qui les composent intégralement, ou comment se parer d’un cocktail sur mesure.

Tradition et transgression s’allient dans les créations d’Ambroise Degenève, qui maîtrise l’aléatoire et les excès de l’oxydoréduction. Le contraste s’invite chez Terhi Tolvanen, quelque part entre forêt mystérieuse et cabinet de curiosités, où cohabitent la nature et les dangers qu’elle encourt.

Julia Obermaier questionne la matérialité de la pierre dans des compositions à la fois synthétiques et labyrinthiques. Par ses sertissages qui combinent brutalité et délicatesse, Stefanie Verhoef produit des équilibres sur le fil, des asymétries apaisées.

Natascha Frechen transforme la pierre en courbes, boucles ou ellipses étourdissantes de finesse. Proche de l’op’art, la taille que pratique Julia Maria Künnap entraîne le minéral vers l’organique effilé, débordant ou fondu. Qu’elle les contraigne dans le métal ou les englobe de résine, Pei Wu installe les pierres dans « des formes oppressantes à l’apparence adorable », osant l’insécurité en contrepoint de la douceur.

Dix univers singuliers, tous veinés de contradictions, tous empreints de cette réminiscence familière : le caillou glané, trésor ou talisman, contemplé, caressé, chéri.

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