Initialement formée au stylisme, notamment au sein de la section mode de l’Académie royale des beaux-arts d’Anvers, Ognyana Teneva trouve dans le bijou contemporain son terrain d’expression privilégié. Créatures cristallines hautes en couleur ou dentelles en bas-relief, elle signe avec ‘Transmogrification’ et ‘Olden days to come’ deux très belles séries. Ni tout à fait d’apparence minérale ni tout à fait végétale, à la fois héritières du passé et inscrites dans le présent, ses parures singulières sont aussi légères à porter qu’engagées.
Ognyana Teneva s’intéresse à la capacité de transformation des matériaux usuels. Le plastique, omniprésent et à fort impact environnemental, devient, entre ses mains, un matériau à reconsidérer. Plutôt que de le traiter comme un rebut, elle en explore les possibilités formelles et sensibles, cherchant à lui conférer une seconde existence. Les couleurs, la densité des éléments, ou encore les entrelacs en saillie donnent une profondeur visuelle à son geste radical.

Ognyana Teneva utilise des déchets d’emballage en plastique dont elle extrait des formes basiques, réplicables à l’envie, selon le principe du design modulaire. Des motifs répétitifs qu’elle assemble et remodèle dans une totale liberté.
Née en 1985 en Bulgarie, Ognyana Teneva obtient son bachelier en stylisme à l’Université libre de Varna « Chernorizets Hrabar ». Installée en Belgique, elle poursuit ses études universitaires à l’Académie royale des beaux-arts d’Anvers, dans le département mode, complétées par une formation de jour à l’atelier de création de bijoux (KASKA-DKO), dirigé par Annemie de Corte, Guy Claessens et Alix Hoornaert. On retrouve ses créations dans plusieurs festivals de bijoux contemporains, notamment en Belgique et en Chine.
Membre permanente de la galerie Hectare, elle a participé à l’exposition ‘Matières cueillies’ en 2024 au côté de Charlotte Van de Velde, Isabelle Azaïs, Julie Decubber, Juliette Meme et Xinyi Chen.
Vue de l’exposition :


















